Au Bord du LAK – 4ème édition

Arts et Culture

Frontière Nord
Témoignage d’une apprentie comédienne

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Les représentations de la pièce Frontière Nord de Suzanne Lebeau ont été données par la troupe du lycée Alfred Kastler, mardi 29 mai et vendredi 1er juin dans la salle Cohen-Tannoudji. Un public nombreux constitué d’élèves et de membres de la communauté éducative a assisté à ce spectacle très émouvant. Lucy, une des jeunes comédiennes de la troupe, nous a accordé son témoignage.

J’ai suivi l’atelier théâtre du lycée depuis qu’il a commencé, en octobre. J’ai été informée par des affiches placardées dans un couloir du lycée… J’avais déjà fait du théâtre en 5e. C’était pour Le Petit Prince de Saint-Exupéry, au Collège du Mirail, cours de la Somme, à Bordeaux.

J’ai beaucoup aimé cette expérience, même si c’était un peu compliqué côté organisation : nous n’avions qu’une heure de répétition le jeudi de 12h à 13h pendant notre pause entre les cours. Nous avions des paniers repas préparés par le lycée et très peu de temps en général pour déjeuner. Moi, je préférais continuer à aller au self, un quart d’heure tout compris pour s’y rendre, manger et aller à l’atelier pour répéter.

Avec Emilie, la metteuse en scène qui nous a encadrés et les deux professeurs qui animaient l’atelier théâtre (Mme Brengues et Mme Vergnaud), nous avons pratiqué différents exercices d’expression corporelle, et beaucoup travaillé la technique vocale… C’était important d’apprendre à être entendu, à contrôler sa respiration…

Plus tard, nous avons commencé à travailler sur le texte de Suzanne Lebeau, Frontière Nord. J’ai trouvé que le thème qu’il traitait était assez dur car ça rappelait le Mur de Berlin et les séparations que cela impose aux familles… La pièce montre des enfants qui découvrent une construction et ne savent pas de quoi il s’agit. Certains croient qu’il s’agit d’un stade de foot. Mais ils réalisent très vite que c’est tout autre chose : des gens commencent à disparaître, les pères passent de l’autre côté du mur, certains veulent les rejoindre.

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Dans cette pièce, je joue le rôle d’une petite fille de sept ans et demi, Lila, qui attend le retour de son père. Le jour de son huitième anniversaire, elle est très triste et révoltée par cette absence, d’autant qu’elle devait recevoir une bicyclette en cadeau. Elle sait que le mur est infranchissable… A la fin elle se retrouve dans un caddie, poussée par ses amis, elle veut faire tomber le mur avec eux. Finalement, le mur est détruit… Je dis une réplique : « J’irai là-bas et je reviendrai avec les bicyclettes rouge, jaune, verte et bleue que les petits attendent.  Quand je serai grande, je saurai voler… ». C’est une phrase qui exprime la libération de ce personnage et en même temps ça libère tout le monde puisque le mur n’existe plus.

C’est une pièce triste puisque elle parle de séparation, d’enfants qui sont partis, qui ont quitté leur famille… Lila, mon personnage, a perdu ainsi son meilleur ami, Tabi. Mais c’est aussi une pièce joyeuse puisque ça se termine sur ce moment où la frontière a disparu, où tout devient possible…

Lucy Le Bidois

Voyages & Jeunesse

Tall Ship Regatta : une incroyable aventure…

Le 28 mai 2018, les voiliers les plus emblématiques prennent le départ de la Tall Ship Regatta. De Liverpool à Dublin, jusqu’à Bordeaux, plusieurs vieux gréements seront opposés dans une course amicale et solidaire. Les voiliers attendus dans le port de la lune entre le 13 et le 18 juin seront dirigés par quelques marins professionnels et environ 45 jeunes âgés de 15 à 25 ans et issus de plusieurs communes de Bordeaux Métropole. Cette aventure intégrera, parmi les jeunes trainees (apprentis), des personnes en situation de handicap, ou malmenés par la vie. L’opportunité de découvrir la faune océanique et les mystères de l’océan. De plus, les trainees y apprendront à recycler, à consommer de façon économe, seront sensibilisés aux enjeux environnementaux, apprendront la navigation hauturière… Au-delà de toutes ces belles choses, les participants vont vivre un moment de partage et de convivialité. Un moment unique… qui restera longtemps gravé dans les mémoires !

De notre envoyé spécial Emilien Cotrait

Santé & Société

Trafic d’organes : où en est l’Europe ?

Le don d’organes concerne tout le monde. Qui n’a pas entendu à la radio ou vu à la télévision la campagne sur le don d’organes, organisée par l’Agence de Biomédecine ? Cet acte altruiste permet aux personnes ayant besoin d’un foie, d’un cœur ou d’un poumon, d’en recevoir un. En revanche, il est moins question d’un commerce parallèle ou illégal …

Un commerce aux portes de l’Europe.

En 2012, l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a révélé un constat alarmant : 10 000 transplantations clandestines ont été réalisées et ce chiffre est en augmentation. En effet, ce trafic en plein essor génère plus d’un milliard d’euros de profit illicite.

Le Kosovo notamment a été accusé par le Conseil de l’Europe d’un trafic d’organes sur les prisonniers serbes détenus par le pays puis conduits en Albanie entre 1999 et 2000. Les familles ne pouvaient pas donner leur accord pour le prélèvement.

Le trafic d’organes existe alors qu’en 2014, une convention a été ouverte aux signatures de tous les Etats européens. Sur les 47 Etats membres, seulement 14 Etats l’ont signée. Le but de cette convention visait à prévenir et combattre le trafic d’organes humains, en prévoyant l’incrimination de certains actes ; protéger les droits des victimes des infractions établies conformément à a convention ; faciliter la coopération aux niveaux nationaux et internationaux pour la lutte contre le trafic d’organes humains. La convention met donc en place un mécanisme de suivi spécifique pour que toutes les dispositions mises en œuvre soient efficaces.

Les frontières n’existent plus.

Les premières greffes via Facebook en Europe ont déjà eues lieu. En effet, depuis 2007, les Britanniques peuvent recevoir un organe d’un inconnu contrairement à la plupart des autres pays européens. Karen Brown est la première anglaise à avoir cherché son donneur sur le web. En 2011, elle décide de devancer les 8 000 patients sur la liste d’attente en recherchant elle-même un donneur. Elle reçoit une vingtaine de propositions par sincérité mais aussi par intérêt en échange d’une compensation financière. C’est finalement Gemma Coles qui lui donnera un rein.

Où se place la France ?

Différentes lois ont été élaborées pour protéger les personnes :

Loi de 1994 : son principe est d’interdire la vente du corps humain ou ses produits. Toute personne ne respectant pas cette loi risque 7 ans de prisons et environ 100 000 € d’amende. Lois bioéthiques : elles mentionnent les différentes étapes avant le prélèvement d’organes sur un sujet vivant comme en état de mort constatée (cérébrale). Elles statuent le fait que seules les personnes majeures peuvent être prélevées.

Grâce à ces différentes lois, la France est un pays très strict face aux dons, prélèvements, transplantations. Aussi, le trafic d’organes devient difficile même si internet est en pleine expansion sur ce commerce illicite mais florissant.

En France, le don d’organes concerne tout le monde !

C’est un consentement présumé. Chaque français est un donneur potentiel sauf s’il s’y est clairement opposé : soit en parlant de son choix avec ses proches de son vivant, soit en remplissant un formulaire d’opposition.

Clara Gomez

Politique & Société

ParcourSup : lycéens et étudiants face à leur avenir

photo lemonde.fr

« Ce matin à la télé, j’ai entendu parler des grèves étudiantes et des blocages des universités. Je n’ai pas tout compris, j’ai donc demandé à Emilien de m’expliquer tout cela en détail.

C’est avec colère et détermination que les jeunes étudiants font grève, mais pourquoi ? Que dénoncent-t-ils ? Ils s’opposent à la sélection à l’entrée à l’université, une sélection mise en place dans un projet de loi. Cette loi présentée par Frédérique Vidal (ministre de l’Enseignement supérieur) modifie certaines conditions d’accès à l’enseignement supérieur. Face au manque de places dans certaines filières de l’université (souvent très demandées), la loi a pour but de sélectionner les étudiant(e)s par leur dossier et leurs compétences. Selon une tribune signée par plus de 400 étudiants, la sélection est considérée comme « hypocrite » et « absurde ».

Opposés à ce projet de loi, des étudiants et leurs syndicats, mais aussi certains enseignants de faculté, dénoncent cette sélection qui ne donne pas la même chance à tous. Par exemple pour les lettres de motivations, certaines personnes sont avantagées grâce à leur bonne situation sociale et culturelle. A l’inverse d’autres sont désavantagées par ce système, notamment les personnes issues de milieux défavorisés. De plus, le système ParcourSup* étudie les notes sur les bulletins trimestriels quand les appréciations, elles, sont oubliées. Cependant, les partisans de cette réforme ont eux aussi leur mot à dire. Ils soutiennent la sélection car en limitant les effectifs à l’entrée de l’université, on limite aussi le nombre de décrocheurs scolaires. En effet, de très nombreuses personnes ne sont pas à leur place pour différentes raisons : elles sont mal orientées, manquent d’encadrement, ne travaillent pas suffisamment, n’ont pas les conditions matérielles adéquates (logement, trajet…), ou sont simplement découragées… Bref, beaucoup arrêtent leurs études au bout d’un an seulement. Ceux qui soutiennent la loi considèrent qu’il est important de bien orienter les élèves afin d’écarter des jeunes non préparés pour l’université. Leur but est donc de limiter le taux d’échecs en licence. Le manque de place dans certaines filières des universités est un argument de plus pour les partisans du projet de loi.

Finalement, avec des opinions très controversées, les décisions du gouvernement s’opposent aux volontés des étudiants qui, face à l’urgence de la situation, ont déjà bloqué et occupé plusieurs universités. Certains locaux ont été dégradés et les blocages continuent. Des examens ont été reportés et parfois annulés, notamment à Reims. Les présidents des Universités prennent souvent des mesures auprès de la préfecture afin d’évacuer les occupants, souvent par la force. Cinquante ans après le mouvement de mai 68 la répression des étudiants par la police rappelle à certains de mauvais souvenirs. De ces évènements, un débat se crée autour de la question suivante : est-il nécessaire ou pas de « casser » pour se faire entendre ?

Pour l’heure, les étudiants sont dans une double phase d’attente : d’une part ils ont reçu les premières réponses de la plateforme ParcourSup* avec de la satisfaction, du désarroi ou de l’inquiétude (la place convoitée se libérera-t-elle ?). D’autre part, ils se préparent aux épreuves du baccalauréat, qui reste toujours l’étape essentielle pour l’accès aux études supérieures.

Voilà ce que j’ai compris des évènements actuels. J’espère que mes explications te seront utiles…

– Merci Emilien, je comprends mieux tout cela à présent. Heureusement que nous ne passons pas le bac cette année !

* ParcourSup : Parcours Supérieur est une nouvelle plateforme d’admission aux études supérieures qui remplace l’ancienne plateforme APB (Admission Post Bac).

Emilien Cotrait

Éco Solidaire

Les sigles de tri… Comment s’y retrouver ?

Ces sigles sont un problème pour de nombreuses personnes prêtes à trier mais qui ne s’y retrouvent pas à travers tous ces petits symboles sur les emballages. Ne vous inquiétez plus nous avons trouvé la solution. Après la lecture de cet article, ces indications n’auront plus de secret pour vous. Ce petit geste anodin fait la différence pour la sauvegarde de l’environnement et des éco-systèmes.

Maxime Delhoumeau

Vie politique & International

Macron monte en première ligne devant le Congrès américain

image Euronews.com

Du 23 au 25 avril 2018, le président de la République française Emmanuel Macron a rencontré son homologue américain Donald Trump, dans le cadre d’une visite d’État. Discussions dans le bureau ovale de la Maison Blanche, dîner au Mount Vernon, rencontres… Flashback sur une rencontre aux enjeux cruciaux.

A peine a-t-il foulé le sol américain, le président français est sûr d’une chose : le courage et le dynamisme seront ici ses meilleurs armes. On retiendra surtout son discours prononcé devant le Congrès américain. Il a été ovationné et applaudi avant même le début de son intervention. En effet, Emmanuel Macron a affaire à un public conquis et enthousiaste, bien que les différents sénateurs et représentants soient de familles politiques variées. Il a donc profité de cette prise de parole pour rappeler l’importance de l’amitié franco-américaine, une amitié historique qui débuta très certainement lors de la rencontre entre Franklin et Lafayette. Il ne s’agit pas de parler de la pluie et du beau temps mais bel et bien des sujets qui fâchent, des sujets de discorde entre Macron et Trump. Macron expose donc sa vision des choses (opposée à celle de Trump) sur les sujets suivants :

– Le climat : selon le président français, « There is no planet B ! » (« Il n’y a pas de planète B ! »). Il fait savoir avec conviction que, face à la pollution, les efforts de tous sont la seule solution ; un argument contraire à la politique climato-sceptique de Trump (ce dernier s’étant d’ailleurs retiré de l’accord de Paris, la COP 21).

– Le nucléaire iranien : à l’heure où des pays « mal intentionnés » sont en passe de maîtriser l’arme nucléaire, l’accord signé en juillet 2015 par les Etats-Unis, la France et d’autres puissances est remis en question et le chef d’Etat américain souhaite s’en retirer.

– Le terrorisme : pour Emmanuel Macron, la présence militaire dans les zones de conflits (notamment en Syrie) est primordiale. A l’inverse, son homologue américain considère la situation trop dangereuse (sans doute) puisqu’il souhaite retirer toutes ses troupes des zones de conflits.

– Un éventuel risque de guerre commerciale : depuis le 2 mars dernier, les relations économiques entre l’Union Européenne (et donc la France) et les Etats-Unis sont tendues. Trump a donc décidé que les taxes d’importation seraient portées à 25 % pour l’acier et à 10 % pour l’aluminium. Censée relancer la production nationale, cette décision ne plaît pas vraiment à la France qui souhaite sa suppression : « On ne fait pas la guerre avec ses alliés », a déclaré Macron dans une interview accordée à Fox News.

Enfin, les multiples sujets et problèmes évoqués par le président au Congrès se rejoignaient toujours en un point. Il s’agit du multilatéralisme : un système que Macron regrette de voir disparaître aux Etats-Unis, au profit de la nationalisation et du protectionnisme. Ces propos ont été davantage applaudis par les Démocrates que par les Républicains. L’objectif était de convaincre Donald Trump sur certains sujets comme l’environnement et le nucléaire iranien. Mission accomplie ? Pas vraiment. Plus de paroles que de réels engagements. Le président français est reparti avec un bilan plutôt négatif. De retour du pays du burger, il revient dans le  pays du pain. Cette rencontre aura marqué les esprits. En attendant, buvez du Coca-Cola si vous croyez encore en l’Amérique.

Emilien Cotrait

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